14 Prelúdios

Luiz de Freitas Branco (1890 - 1955)

Ref. ava151366

14 Prelúdios

The works included in the present edition are two sets of Preludes, which the composer intended to present together, and which are representative of very different stages of the composer’s piano output (the Prelude to Antonio Arroio, from Three Pieces, will be republished later, together with the two other pieces included in the set originally published by Sassetti in 1917). Indeed, the Ten Preludes dedicated to José Viana da Mota date from 1914-1918, the period immediately following the composer’s return to Portugal after his formative stays in Berlin and Paris, whereas the Four Preludes dedicated to Isabel Manso were composed in 1938; by that time the composer was “fixing a new style”, [1] according to his unpublished manuscript Diary (cf. entry for 28 April 1937).[2]

 

In the first case, nourished by the ideas he had assimilated in the above-mentioned stays abroad, Freitas Branco wrote for the piano no longer as a potential performer (as in previous works), but as a composer eager to make an aesthetic reflection surpassing the purely instrumental domain; that reflection would later define his creative profile. The instrument he had practiced intently during his childhood and adolescence would, in the following years, become a privileged medium of expression through which the composer was to define a language that has often been considered “impressionistic”, but which in fact reveals a solid personal logic. The first works of this stage incorporate a tonal filiation, but also a certain aura of mystical nationalism and a desire for formal liberty. The piano occupied, then, a central place in his creative output; the works from this period reveal the evolution of his own aesthetics, more than the assimilation of external models. In this process, Freitas Branco contributed to the development of the piano repertoire in his home country and nourished the recital programmes of those performers with whom he collaborated most often.

 

The Ten Preludes dedicated to José Viana da Mota, composed between 1914 and 1918, as we have seen, bear witness to the prolific professional and artistic collaboration that developed between the composer and the great pianist to whom they were dedicated. That relationship started at least in 1909-1910. In fact, Viana da Mota presided over the jury of the Chamber Music Society contest, in which Freitas Branco gained the first place with his 1st Sonata for Violin and Piano, in June 1909;[3] the following year, Viana da Mota and Freitas Branco met in Berlin, just after the young composer’s arrival in the city, according to an unpublished letter the latter addressed his father on 23 February 1910. The relationship between both musicians developed further after Viana da Mota’s return to Portugal, in 1917 (Branco, 1987, 204) and particularly during the course of the following two years, when they conceived, together, the above-mentioned curricular reform of the Lisbon Conservatory (Telles, 2008, 207-212).

 

According to João de Freitas Branco (1975, 26), the Ten Preludes dedicated to José Viana da Mota were premiered by the dedicatee in 1918; however, the programme of a “Concert for the benefit of the fund for the poor students of the Conservatoire”, which took place on 3 June 1923, in the Great Hall of the Lisbon Conservatoire[4], states that Viana da Mota premiered three Preludes by Luís de Freitas Branco on that occasion.[5] The press, namely the newspapers O Século and Diário de Notícias, corroborates that information. The former states: “[...] the glorious artist that gloriously directs our Music Conservatory amazed the happy listeners with the perfect execution of ‘Three Preludes’ by Luís de Freitas Branco [...]”;[6]



[1] “fixar um novo estilo”.
[2] The Diary, as well as an incomplete typewritten version of the same document, is kept in the JMFB archive; a photocopy of the latter exists in the NB/MHF fund, at the National Library in Lisbon.
[3] Cf. Arte Musical (1909, 30 June). Júlio Neuparth was, on that occasion, awarded the prize for his String Quartet.
[4] Two days later, Freitas Branco was to publish a short biographical essay about Viana da Mota on the cover page of the Eco Musical magazine.
[5] “Concerto em benefício da caixa dos alunos pobres do Conservatório [de Lisboa]”, Concert Programme, (1923, 3 June) (CM/BNP archive). Viana da Mota’s diary for 1923 mentions a concert at the Conservatoire on this date, but does not specify the inclusion of three Preludes by Freitas Branco in the programme.
[6] “[...] o glorioso artista que superiormente dirige o nosso Conservatório de Música maravilhou os felizes ouvintes com a execução perfeita de ‘Três Prelúdios’ de Luís de Freitas Branco [...]”.

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Les œuvres présentées dans cette édition correspondent à deux cycles de préludes que l’auteur a voulu en tant que tel ; nous annonçons dès à présent l’édition ultérieure du Prélude à Antonio Arroio, qui sera accompagné, en l’occurrence, par les deux autres œuvres qui composaient les Trois pièces originellement publiées par Sassetti en 1917. Les pièces rééditées à présent sont représentatives de périodes distinctes de la production pianistique de leur auteur ; si les Dix Préludes dédiés à José Viana da Mota furent composés entre 1914 et 1918, années qui correspondent au retour de Freitas Branco dans son pays natal après des séjours de formation à Berlin et à Paris, les Quatre Préludes dédiés à Isabel Manso datent d’une époque à laquelle le compositeur disait être en train de « fixer un nouveau style »[1], en 1938.   Dans le premier cas, et nourri par les idées assimilées lors des deux séjours auxquels nous avons fait allusion, Freitas Branco écrivait pour le piano non plus comme un interprète en devenir (ce qui était le cas dans les œuvres antérieures à 1911), mais en tant que compositeur avide d’une réflexion esthétique dépassant le domaine purement instrumental ; cette réflexion le redéfinira comme créateur. L’instrument qu’il avait travaillé avec acharnement dans son enfance et son adolescence constituera, au fil des années suivantes, un terrain privilégié et un moyen d’expression au travers duquel Freitas Branco définira un langage qui a bien souvent été considéré comme « impressionniste », mais qui, en fait, relève d’une solide logique personnelle. Dans les premiers travaux de cette période, sont évidents une certaine filiation tonale, une aura de mysticisme nationaliste et un désir de liberté formelle. Le piano occupait alors une place centrale dans l’activité créatrice de l’auteur, et ces œuvres témoignent de l’évolution de sa pensée esthétique, plutôt que de l’assimilation de modèles extérieurs. Dans cette démarche, Freitas Branco a significativement contribué au développement du répertoire pianistique portugais, et nourrit les programmes des interprètes avec lesquels il collaborait.   Les Dix Préludes dédiés à José Viana da Mota, écrits entre 1914 et 1918, comme nous l’avons déjà dit, témoignent des liens professionnels et artistiques étroits et féconds qui se sont tissés, au moins à partir de 1909-1910, entre le compositeur et le grand pianiste portugais à qui ces œuvres sont dédiées. En effet, Viana da Mota présida le concours de la Société de Musique de Chambre qui attribua, en juin 1909, le premier prix à la Première Sonate pour Violon et Piano de Freitas Branco[2] ; l’année suivante, les deux musiciens se retrouvèrent à Berlin, dès le lendemain de l’arrivée de Freitas Branco dans la capitale allemande[3]. Les liens entre les deux musiciens se sont intensifiés à partir du retour du pianiste dans son pays natal (en juillet 1917[4]), et particulièrement dans les deux années suivantes, pendant lesquelles ils travaillèrent ensemble à un important projet de réforme du Conservatoire National[5].   Selon João de Freitas Branco[6], Viana da Mota assura en 1918 la première audition des Dix préludes pour piano que Luís de Freitas Branco lui dédia. Le fils du compositeur n’indique pourtant ni le lieu ni la date exacte de cette exécution. Or, un programme de concert « au bénéfice de la caisse des étudiants pauvres du Conservatoire [de Lisbonne][7] » réalisé le 3 juin 1923[8] dans le salon de ladite institution mentionne la première exécution publique de trois préludes de Freitas Branco. Cette information est corroborée et complétée par des critiques parues dans la presse de l’époque, notamment dans les journaux O Século et Diário de notícias, tous deux de Lisbonne. Ce dernier, d’ailleurs, salua l’exécution par Viana da Mota des Préludes nº 7, 8 et 9 de Freitas Branco comme « point culminant de l’enthousiasme »[9], après la première audition au Portugal du Quatuor d’Ernest Chausson, avec le même interprète au piano et encore les professeurs Cardona, Pavia de Magalhães et João Passos. En outre, il semblerait que le sixième Prélude ait été interprété le 21 mai 1921 par Ivo Cruz, dans le cadre d’une “[...] matinée au Teatro Nacional un concert de musique portugaise, promu par Mme Elisa Batista de Sousa Pedroso [...][10]”.    Cela nous amène à nous interroger sur la nature de la création des dix préludes : fut-elle réellement intégrale, en 1918 ? On peut imaginer que telle était l’intention du compositeur, qui écrivit à leur sujet une note méritant d’être intégralement transcrite ici[11] :   10 Préludes pour piano. Été 1918, à Sintra. Les 10 [préludes] furent composés en vue d’une exécution consécutive, raison pour laquelle ils font alterner des mouvements lents et des mouvements rapides. 1er Espèce de nocturne. 2nd Rapide. Rythmique. Ternaire. 3e Lent, impressionniste. 4e Mélodique, très modal. 5e Rapide, grande virtuosité. 6e Lent impressionniste, extraordinairement dissonant pour son époque. Avec le 3e, celui qui traduit le mieux l’ambiance Sintra. 7e Avec le 4e, le plus souvent exécuté. 8e Rapide, violent. Chevauchée des Valkyries modernes. 9e Barcarole. Lent. 10e Rapide. Moto perpetuo.   Dans ce cas-là, l’information incluse dans le programme de concert de 1923 serait incorrecte. Ou bien, cette présentation était-elle partielle et étalée sur plusieurs années, ce qui contredit les propos de João de Freitas Branco ? Ce qui est sûr, c’est que Viana da Mota appréciait ces Préludes au point de les jouer (par deux seulement) lors d’importants récitals : au Théâtre lyrique N. Viggiani [Rio de Janeiro], le 14 mai 1926, à côté d’œuvres de Luís Costa, Wagner et Liszt[12] ; à Paris (salle Gaveau) le 22 février 1928, Freitas Branco étant alors le seul compositeur portugais représenté en dehors de Viana da Mota lui-même[13] ; lors de l’Exposition internationale, coloniale, maritime et d’art flamand ancien qui eut lieu à Anvers (Belgique) le 22 septembre 1930, où les Préludes nº 7 et 8 concluaient une partie du programme vouée à la musique portugaise[14]. A cette occasion, la presse parlait de « […] divers auteurs portugais d’élite, tels Luís Costa, Freitas Branco, compositeurs et musicologues universellement réputés. » La même critique jugeait que « L’admirable artiste interpréta […] les Préludes 7 et 8 de Freitas Branco, dont la musique toute moderne rappelle Ravel et Debussy et se vit triomphalement acclamer. »[15]   En ce qui concerne la genèse de ces préludes, on peut s’interroger sur plusieurs points. Comme nous l’avons vu ci-dessus, les 4e et 5e préludes de cette série de dix dédiés à J. Viana da Mota portent, respectivement (selon des ébauches dont on conserve des photocopies dans le fonds d’archives NB/MHF[16]) les dates suivantes : du 2 au 4 mai et du 23 au 26 mai 1914. Ce fait indique que Luar fut composée entre les deux préludes en question[17]. D’autre part, la cohérence du langage que le compositeur déploie dans ces préludes (annoncée déjà depuis la composition de Luar, Trois pièces pour piano et Deux danses) est telle qu’on peut se demander si, effectivement, leur composition se prolongea pendant les quatre ans qui se sont écoulés entre les ébauches datées de 1914 et la première supposée de 1918 ou si, en revanche, ils furent achevés dans un laps de temps plus restreint. On dispose d’un autre élément de réflexion qui nous est fourni par un article d’Augusto Machado daté du 5 juin 1923 sur l’œuvre de son ancien disciple[18]. Il y mentionne, dans un récit des principales œuvres de Freitas Branco, non pas dix mais douze préludes pour piano ; en revanche, ni Luar, ni les Trois pièces publiées en 1917 ne figurent dans cette liste. A quoi est due cette approximation de la part de quelqu’un qui était très proche du compositeur ? D’autre part, il aurait été intéressant de savoir combien de ces préludes l’éditeur João Sassetti envisageait d’envoyer à l’imprimerie C. G. Röder, à Leipzig, le 22 août 1921. Malheureusement la lettre dont nous disposons ne le précise pas[19]. Faute d’éléments pour répondre définitivement à ces questions, nous avons préféré grouper les préludes suivant la tradition récente et donc de les faire figurer tous ici.   Dans les Dix préludes dédiés à José Viana da Mota, et particulièrement au niveau de la macrostructure, nous sommes en présence de schémas formels très simples, précédemment employées dans d’autres œuvres pour piano de Freitas Branco (A B A’, par exemple), incorporant néanmoins un degré croissant de complexité. Dans ce contexte, on signalera un élément de symétrie inclus dans la formule apparemment toute simple qui régit le Prélude nº 1 (A A’), ainsi que des éléments d’ambiguïté intervenant au niveau de l’articulation des parties de la forme dans les Préludes nos 3 et 4 ; cette tendance est poussée à l’extrême dans les Préludes nos 5 et 6, dont les schémas formels incluent des parties spécifiquement assimilées à des transitions.   Les paramètres harmonique et mélodique sont parfois indissociables. Le premier utilise un vocabulaire qui inclut des harmonies classées enchaînées de façon non conventionnelle, des accords parallèles, différents modes (ecclésiastiques, pentatoniques) traités verticalement, des harmonies issues des deux transpositions de la gamme par tons, des gammes défectives créant des ambiguïtés entre ces dernières et l’univers tonal, des « résonances » hors du contexte harmonique dont la présence semble servir uniquement à enrichir le timbre de la note de basse sur laquelle elles se placent. Remarquons que le Prélude nº 7 revient en quelque sorte au procédé de juxtaposition de deux univers, l’un utilisant surtout les touches noires et l’autre les touches blanches, que Freitas Branco pratique dans une pièce de la même période, Luar. Quant à la construction purement mélodique, nous y décelons une préférence marquée pour les broderies et les gruppettos comme éléments constructifs de base.


[1] FREITAS BRANCO (Luís de), Journal, 28/04/1937 (fonds d’archives JMFB).
[2] Cf. Arte musical, 30/06/1909. A la même occasion, Júlio Neuparth (1863-1919) fut récompensé pour son Quatuor à cordes.
[3] BRANCO (Luís de Freitas), Lettre à son père, Berlin, 23/02/1910 (fond d’archives JMFB).
[4] BRANCO (João de Freitas), Viana da Mota, Lisbonne, Fondation Calouste Gulbenkian, 1987, p. 204.
[5] TELLES (Ana), Luís de Freitas Branco (1890-1955): Parcours biographique et esthétique à travers l’œuvre pour piano, Thèse de Doctorat, Université de Paris IV (Paris – Sorbonne), 2008, p. 207-212.
[6] BRANCO (João de Freitas), « Cronologia », Catálogo da Exposição Luís de Freitas Branco, Lisboa, Fundação Calouste Gulbenkian, 1975, p. 26.
[7] « Concerto em benefício da caixa dos alunos pobres do Conservatório [de Lisboa] », Programme du concert du 03/06/1923 réalisé dans le Salon du Conservatoire national de musique de Lisbonne (CM/BNP). L’Agenda 1923 de Viana da Mota mentionne un concert au Conservatoire, mais ne fait pas allusion aux trois préludes en question ; voir MOTA (José Viana da), Agenda 1923, 03/06/1923 (CM/BNP).
[8] Deux jours après, Freitas Branco publiait un court essai biographique sur Viana da Mota dans la première page de la revue Eco musical. Voir BRANCO (Luís de Freitas), « José Viana da Mota », Eco musical, 12e année, nº 465, Lisbonne, 05/06/1923, p. 1.
[9] « […] o ponto culminante do entusiasmo […] », dans « Alunos do Conservatório », Diário de notícias, 59e année, nº 20609, Lisbonne, 04/06/1923, p. 3. Voir également « Música : Salão do Conservatório nacional de música », O Século, 43e année, nº 14836, Lisbonne, 04/06/1923, p. 2.
[10] «  [...] matinée no Teatro Nacional um concerto de música portuguesa, da iniciativa de S.ª D. Elisa Batista de Sousa Pedroso [...] », Eco musical, ano 11, nº 443, Lisboa, 22/05/1922, p. 1. 
[11] « 10 Prelúdios para piano. Verão de 1918 em Sintra. Os 10 foram compostos para a execução consecutiva, por isso alternam os vagarosos com os rápidos. 1.º Espécie de nocturno. 2.º Rápido. Rítmico. Ternário. 3.º Lento, impressionista. 4.º Melódico, muito modal. 5.º Rápido, grande virtuosidade. 6.º Lento impressionista, extraordinariamente dissonante para a época. Com o 3.º, o que mais traduz o ambiente de Sintra. 7.º Com o 4.º, o mais vezes executado. 8.º Rápido, violento. Cavalgada das Valquírias modernas. 9.º Barcarola. Lento. 10.º Rápido. Moto perpétuo. », dans BRANCO (Luís de Freitas), Note autographe sur les Dix préludes dédiés à José Viana da Mota, s. l. [Sintra], s. d., (NB/MHF). Cette note fut publiée dans DELGADO (Alexandre), “Dez Prelúdios para piano (dedicados a Viana da Mota) (1914-1918)”, Luís de Freitas Branco, Lisboa, Caminho, 2007, p. 294.
[12] Programme des trois récitals de piano de José Viana da Mota qui eurent lieu les 10, 12, 14/05/1926, au Théâtre Lyrique [Rio de Janeiro, Brésil], s. l., 14/05/1926.
[13] Programme du récital de piano de José Viana da Mota du 22/02/1928 à la salle Gaveau, Paris, 22/02/1928. Selon ce programme, José Viana da Mota interpréta, en l’occurrence, deux préludes op. 10 de Luís de Freitas Branco ; curieusement, cette numérotation d’opus contredit celle qui est indiquée par Augusto Machado (« Op. 10 2e Prélude pour orchestre », dans MACHADO (Augusto), « Luís de Freitas Branco », Eco musical, 12e année, nº 465, Lisbonne, 05/06/1923, p. 4 ; les « douze préludes pour piano » y figurent sans numéro d’opus.). Sur cette exécution à Paris, voir également BRANCO (Luís de Freitas), Lettre à José Viana da Mota, Lisbonne, 27/02/1928 (CM/BNP).
[14] Programme du récital de piano de José Viana da Mota du 22/09/1930 à la salle des fêtes de l’Exposition internationale, coloniale, maritime et d’art flamand ancien d’Anvers, Anvers, 22/09/1930.
[15] « Exposition internationale d’Anvers : le concert Viana da Mota », Neptune, [Anvers ?], 23/09/1930 (coupure de journal appartenant aux fonds Viana da Mota conservé dans le CM/BNP).
[16] Déposé à la Bibliothèque Nationale de Lisbonne.
[17] Les ébauches citées l’indiquent sans équivoque.

There are 1 upcoming performances of this work:

Hands on Piano, directed by Ana Telles
24-01-2018 · 16:30 | .